La ville d’Ornans bénéficie
d’un cadre naturel qui participe à sa renommée.
Elle est aussi appelée la « petite Venise »,
Ceci grâce à la Loue qui la traverse et
à son architecture : à ses maisons dont on dirait
que les façades se baignent dans la rivière.
Rappelons que le salon de la pêche
« Pêcher la Loue » est organisé
à Ornans le troisième samedi du mois de mai. Cette
date a été choisie car elle coïncide avec l’ouverture
de la pêche de l’ombre, autre poisson très
prisé des moucheurs et fait la réputation de la
Loue.
A voir également : le Musée du Costume Comtois
ou le Musée National de la Pêche à la Maison
Nationale de la Pêche et de l’Eau. Vous y
verrez non seulement du matériel, ancien ou récent,
mais aussi de véritable poissons de la Loue naturalisés.
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Le Miroir d'Ornans
par Courbet |
D’un point de vue culturel, comment ne pas
parler de Courbet lorsqu’on parle d’Ornans
? Cette ville, connue pour être la capitale de la
pêche à la mouche, a également acquis
une renommée internationale grâce au maître
du mouvement pictural réaliste.
Gustave Courbet est né en 1819, le 10 juin, de parents
vignerons. Ses œuvres soulèveront des tempêtes
de critiques et d’éloges. Très attaché
à Ornans, il puise ses principaux sujets dans son pays
natal (Le château d’Ornans, La Source de la Loue,
Un enterrement à Ornans, L’Après-dîner
à Ornans, La Truite…).
Courbet adopte le terme de réalisme
en 1855 dans son Manifeste, pour désigner un style de peinture
né en France après la Révolution de 1848.
Ce courant s'étend en Europe jusqu'à la Russie et
débouche sur une mode de la scène anecdotique et
pittoresque, jusqu'à la fin du XIXème siècle.
Le réalisme rejette l'inspiration imaginaire du romantisme
et le formalisme académique. Les peintres n'imposent ni
une théorie esthétique, ni un style homogène,
mais une vision objective et simple de la vie contemporaine accessible
à tous.
Cette peinture, porteuse d'un élan socialisant et humanitaire,
parfois engagée, reçoit un mauvais accueil. Le milieu
de l'art officiel du Second Empire récuse ce défi
lancé à la peinture d'histoire et juge vulgaire
ces créations.
Aussi révolutionnaire en politique qu’en
peinture, il prend part à la commune en 1871. Rendu responsable
de la destruction de la colonne Vendôme, il est condamné
à six mois de prison, 500 francs d’amende et en 1873
au remboursement des 323.000 francs qu’a coûté
la remise en place de la colonne abattue. Suite à ces déboires
avec la justice et se voyant refuser ses toiles au Salon, Courbet
s’expatrie en Suisse, à la Tour-de-Peilz. Il mourra
le 31 décembre 1877 à Vevey. Son corps a été
ramené au cimetière d’Ornans.
Cette métaphore halieutique révèle la vision
de Courbet après la Commune : "Que le malheur qui
pèse sur l'homme est grand! [...] Semblable à un
poisson dans un épervier, de quelque côté
qu'il se trouve dans la société, il rencontre une
maille." Il fut lié au philosophe anarchiste Proudhon,
à Baudelaire, et soutenu par J. Champfleury.
Aujourd’hui, une « Route Courbet
» a été aménagée dans
la haute vallée de la Loue qui a tant séduit le
peintre. À partir de la source de la Loue jusqu’à
Cléron, 7 étapes, où sont exposées
des reproductions des œuvres de Courbet, jalonnent le circuit.
Bibliographie :
_ FELICI, Lucio dir., Encyclopédie de l’art, La Pochothèque,
Garzanti, 1986
_ FIDE R. CARRASSAT, Patricia et MARCADE, Isabelle, Comprendre
et reconnaître les mouvements dans la peinture, Paris, Bordas,
1993.
_ GEORGEL, Pierre, Courbet le père de la nature, Paris,
Gallimard/Réunion des Musées Nationaux, 1995.
Liens sur Internet à visiter :
Communauté de Communes du Pays d'Ornans : http://www.pays-ornans.com/
Musée Courbet : http://www.musee-courbet.com/
Office de tourisme : http://www.tourisme.fr/office-de-tourisme/ornans.htm
Ornans sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ornans
Ornans.net et ses forums, dont celui de la pêche à
la mouche : http://www.ornans.net/