Beaucoup d’articles furent écrits à propos
de la mouche d’Ornans, un infime mystère demeure,
mais il semble bien qu’il faille remonter très loin,
au tout début du siècle dernier pour retrouver les
traces de la naissance de la mouche d’Ornans.
C’est à cette époque que des individualités
s’efforcèrent de créer des mouches d’après
nature et recherche entomologique (cercles, ailes, stades …),
le père Baud, Roussiller, le père Jean Marie Jourget
mais aussi Amédée Gros. Dès lors l’art
de la mouche artificielle, la confection et la codification étaient
nées.
Amédée Gros ce natif du Jura, était instituteur
à Marigny sur l’Ain, juste en aval de Champagnole.
Il fut un grand pêcheur à la mouche mais aussi celui
qui valida plus tard les mouches mises au point par Léonce
de Boisset et Georges Massias chez Germaine de Chamberet.
Il étudia les éphémères durant de
longues années, ainsi que ses amis Georges Massias et Gérard
de Chamberet, à qui ils inspirèrent au pêcheur
et écrivain Léonce de Boisset, les fameux livres
« les mouches du pêcheur de truites » publié
en 1939 et « les éphémères »
publié en 1942 .
Amédée Gros confia à Gérard de Chamberet
une de ses mouches à ailes en plumes de pigeons couchés,
corps de couleur vive, et petite collerette claire. Cette mouche
fut fabriquée par l’artiste Gérard de Chamberet,
qui très tôt en 1928 avait installé dans le
village de Charrette un atelier de mouches artificiels. Gérard
de Chamberet mourut prématurément et brutalement
le 08 juin 1941, et sa femme Mme Germaine de Chamberet native
de La Vielle Loye en bordure de la basse Loue, poursuivie l’entreprise
de son mari avec ses filles aux doigts de fées.
Elle se souvint du succès de cette mouche en aval du Château
de Cléron et voulut l’intégrée dans
la série « la Loue », mais cette série
ne comportait aucune mouche à ailes.
Vouant une très forte affection pour la région et
sa capitale Ornans, elle décida donc en 1942 de la baptiser
« Mouche d’Ornans » plus par reconnaissance
que par précision du lieu exact.
Plusieurs variantes du modèle original virent le jour
au fil des décennies mais la modèle le plus fréquemment
utilisé de nos jours est le modèle suivant : Montée
sur hameçon de 18, les cercles sont en Pardo, les ailes
en Etourneau et un léger hackle en CDC forme le thorax.
Vous pouvez la décliner en différentes couleurs
: Du jaune pale à l’Olive en passant par l’Orange
et le rouge et pour finir par le marron et lie de vin ….au
grés de la rivière et de votre imagination.
La mouche que tout moucheur se doit de détenir quand il
vient pêcher « La Loue ».